vendredi 31 juillet 2009

Au foyer : Voyageons!


(Avec de vrais morceaux de mots québécois dedans !)

Ce n'est pas Hervé qui tape le billet de ce blog très suivi mais François. Celui cité dans de précédents messages. Je dors dans le lit d'Hervé alors pourquoi pas squatter aussi son blog !

J'imagine que le but de ce genre d'exercice auquel je ne suis pas aguéri, c'est de vous décrire mes impressions de voyageur. Et par la même vous justifier ce titre de billet si bizarre.

Présentement il est 2h38 du matin à Saint-Narcisse. Nous sommes le Dimanche 25 Juillet 2009.

Ayant laissé Hervé a Québec pour cause d'horaires de restauration; Je me retrouve dans un "party" dans la campagne de québec a 45min du centre historique. Je vous passe la description inutile.

Christ, que c'est tellement loin du haut-Finistère. Le voyage ne forme pas la jeunesse, elle offre juste la possibilité d'une autre réalité, d'un autre possible.

Mais l'aventure est au coin de la rue. Il n'y a pas plus d'humanité
bouleversante et enrichissante à 7000 km de la rue F. Roosevelt que dans la rue de Brest.

Le voyage nous permet de nous sortir de la submergeante vase de l'habitude de notre société personnelle. Mais le vrai challenge c'est, au plus profond du quotidien de son foyer, de garder l'humilité, l'ouverture et la curiosité de tout bon voyageur. Au foyer : voyageons !


François


Bien d'accord!

Hervé

dimanche 12 juillet 2009

dimanche matin


C'est le matin. Mon âme est encore enveloppée de sommeil et mes pensées sont légères. Il est trop tôt pour les soucis. La nuit a tout effacé et ce jour commence lentement, embué de candeur, en demi teinte de rêve. Aujourd'hui c'est dimanche et l'horloge le sait bien. Elle distendra le temps, muette et complice de mes divagations dominicales.

Le café chuchote déjà sa mélodie de pluie et vient caresser de son arôme doux-amer ma flemme matinale. Il se répand, au compte-goutte, en perles dorées, divinement cerclées de lumière. Quelle chance!
C'est le soleil qui nous bénit de sa présence et vient conforter de chaleur ce réveil déjà moelleux. Déjà haut dans le ciel, il m invite à sortir sur la terrasse de bois, à profiter de ses rayons.


Nul besoin de penser. Le matin s'impose, éclatant de saveur, lisse et tranquille comme une onde tiède. Il veut m 'apprivoiser, me pénétrer de sa douceur. Il y parvient.
Sans résistance, je m'y enveloppe. Sensuel et inconscient, je m'enivre de son essence. Je ne suis pas encore un homme. Non, il est trop tôt... Je m'allonge dans le matin et m'y laisse bercer.

Au même titre que les arbres qui bruissent, à l'aune du vent qui les fait bruisser, comme le ciel radieux et les oiseaux qui le chante, je me tiens là moi aussi. Je respire du même souffle grandiose. Je partage les mêmes odeurs, les mêmes sons, la même confiance, la même ivresse. Ma joie est immense et je n'existe plus.

Aujourd'hui, c'est dimanche sur la terrasse bleue et je suis ce matin d'été, lumineux et serein, un café à la main.



Petit texte écrit ce matin dans le nouvel appartement de mes amis québécois. Humeur estivale et contemplative... je suis ici depuis un peu plus d'une semaine et je m'y plaît. L'accueil exceptionnel des québécois est encore au rendez-vous. Depuis que je suis là, J ai aidé les gars à emménager et nous avons ensuite rénové leur appartement (peinture, champouinage...) qui , ma foi, est devenu fort agréable à vivre. il y a une semaine, je me suis fait une contusion au talon et peine un peu à marcher. Aléas du voyage. je suis donc obligé de rester un peu tranquille et ne peux pas travailler. C est là mon principal souci. Money, money...

Actualité de la semaine à venir : festival d'été de québec, travail et accueil de Francois qui arrive vendredi.

Bons baisers à tous.

Hervé.