jeudi 30 avril 2009

Crêpes et écologie...

Bonjour à tous, chers abonnés et lecteurs dilettants qui prenez le temps de lire mes tribulations à travers ce blog.

Depuis mon dernier message, il y a un mois, je suis entré dans cette association qui sensibilise les écoliers torontois aux enjeux environnementaux et ai participé à multes interventions essentiellement dans des écoles primaires. La plupart du temps, ces jeunes générations en connaissent plus que moi sur l'écologie et m'expliquent savamment les problèmes rencontrées par notre planète. Depuis le fonctionnement d'une centrale thermique jusqu'aux conséquences du réchauffement climatique en passant par la combustion des énergies fossilles, ils débordent de connaissances sur le sujet. Epatant!

Moi qui pensais me présenter en bon samaritain écolo venu éclairer une bande d'ignards en culottes courtes... je me retrouve dans le rôle de l'ignard écolo, grand échallas aux cheveux longs venu défendre un sujet qu'il ne maitrîse guère. Belle leçon d'humilité!

Un élève de 5ème (équivalent de notre CM2) que ses camarades surnommaient Einstein m'a même fièrement tendu un carnet de brouillon dans lequel il avait croquer un prototype de moteur à eau. Reservoir, turbine, générateur, tout y était! Il mettait beaucoup d'espoir dans ce croquis et semblait intimement convaincu de son fonctionnement. Moi aussi d'ailleurs!

Bref, ça fait plaisir d'observer autant d'intérêt de la part de ces enfants qui, comme nous, devront certainement retrousser leur manches et faire fonctionner leurs cervelles pour soigner notre chère planète.


Depuis cette semaine, je travaille également dans une crêperie. Pas très dépaysant pour un breton de mon espèce mais j'en suis très content. Au moins, j'ai un travail! Cette crêperie est tenue par une femme d'origine parisienne qui a fait de l'endroit un petit coin de France au centre de Toronto. A n'importe quelle heure vous y entendez chanter Brassens, Dutronc ou la rue Kétanou, le Paris de Doisneau s'affiche sur chaque mur, les clients vous saluent d'un "Bonjour" à l'anglaise et - extreme french touch - un accordéoniste vient le week-end dérouler ses musettes aux clients ravis par tant d'exotisme. C'est un peu étrange de travailler dans un cliché de chez soi! Pour résumer, je travaille donc dans un concept breton travesti de romantisme parisien au centre d'une mégalopole canadienne et je dois avouer, non sans honte, que c'est dans ce curieux mirage que j'ai réalisé la première crêpe de ma vie. Digarez ma bro ghoz.

A part ça, ma saison estivale s'organise. Laure-Anne et moi envisageons de visiter la Gaspésie au mois de Juin. Vaste Pays québécois qui, paraît-il, ressemble beaucoup à la Bretagne. Nous continueront les visites touristiques jusqu'à la fin juin car ma mère vient nous rendre visite avec une amie. Au mois de Juillet je vais peut être récolter des fraises à l'île d'Orléan près de Québec et accueillir Monsieur Vannier Junior qui compte lui aussi traverser l'Atlantique pour venir festoyer, à cette période, avec les amis québécois. J'ai également trouvé une ferme pour me recevoir au mois d'Août. Elle se trouve à 100 kilomètres au nord ouest d'Ottawa. Les propriétaires s'occupent d'ânes et pratiquent l'agriculture biologique. Tout cela se précise donc!

Ici, la verte saison s'impose à travers la ville. Toronto apparaît soudainement plus boisée. C'est la première fois que j'observe avec autant d'attention le cycle des saisons. Il faut dire qu'elles sont très marquées dans ce pays.

Je m'arrête là et vous embrasse, amis et famille, dont l'absence me donne une leçon d'amour.

Kenavo et à bientot.


jeudi 2 avril 2009

Mars et ça repart...

Bonjour tout le monde!

Un peu de mollesse en ce mois de Mars. Le printemps pointe le bout de son nez mais les offres d'emploi refusent de bourgeonner quelqu'en soit la branche. Je végète donc quelque peu dans notre mégalopole arrosant de CV les entreprises locales, courant les annonces et les forums d'emploi dans l'espoir d'une embauche qui, comme Madeleine, n'arrive pas.
Loin de moi le désespoir, mais il est temps qu'un employeur me sourit car mon compte en banque, lui, commence à tirer la gueule.
Ma langue se délie peu à peu car mes opportunités de converser fleurissent et malgré mes maladresses, je jouis enfin d'échanges avec les Torontois. Ca fait du bien! Je me rend mieux compte de la richesse culturelle de cette ville. Le monde entier semble s'y être égaré et il n'est pas rare d'y rencontrer des personnes quadrilingues. Si seulement je parlais breton je pourrais peut-être rivaliser...
Je vais m'investir très prochainement dans une association qui sensibilise des écoliers aux problèmes environnementaux. Je rencontre l'équipe la semaine prochaine. Je pense que le fait d'oeuvrer pour cette association renforcera mes contacts ici et me donnera l'occasion d'expérimenter une nouvelle approche éducative.
Je commence aussi à penser à la suite de mon voyage. Laure-Anne quittant le Canada à la fin du mois de juin, je quitterais moi aussi Toronto pour probablement m'installer en terre québécoise. Je recherche en ce moment des adresses de fermes biologiques susceptibles de m'accueillir. J'ai très envie d'apprendre ces méthodes et techniques de culture ne serait-ce que pour cultiver moi-même un petit bout de potager. Peut être ai-je un poil "vert" dans la main?
Ici la neige n'est plus qu'un souvenir et le soleil à reprit ses pleins pouvoirs. Les patinoires se sont muées en immenses flaques d'eau, les bonnets se font rares et les robes volent au vent. Quel plaisir! Les écureuils entament leurs rituels de séduction en effectuant des figures très techniques avec leurs queues, les raton-laveurs se réveillent d'une longue hibernation et commencent, eux aussi, à parader et puis, comme ailleurs, les oiseaux chantent, les fleurs se font belles avant de sortir et les arbres voient leurs branches s'étoffer de jour en jour. La nature entière s'excite à l'aube du printemps, tout bourgeonne, tout revit, même les sourires des hommes se dégivrent... Quel bonheur! Vive le printemps!
J'espère que tout le monde va bien!
Joyeuses bises printanières.
Kenavo